Monter un SVI qui ne fait pas fuir l'appelant
Un serveur vocal interactif bien construit tient en quelques secondes et trois choix. Comment le structurer, et ce que la Charte de la langue française exige.
Trois options que l’appelant peut retenir, l’action nommée avant la touche, et les quatre sorties qui règlent ce qui arrive quand personne n’appuie ni ne répond.
Réutilisez cette figure partout, y compris à des fins commerciales, en créditant Inbound CX et en liant vers cette page. CC BY 4.0.
Dans cet article
Un serveur vocal interactif (un SVI, ou standard téléphonique automatisé) accueille l'appelant et l'oriente. Bien construit, il tient en quelques secondes et propose trois choix. Mal construit, il devient le mur devant lequel vos clients raccrochent.
Cherchez le sujet en français et tout ce que vous trouverez vient de France. La mécanique se ressemble ; le cadre juridique, non.
Combien d'options un menu téléphonique devrait-il compter ?
Un appelant retient environ trois options. Au-delà, il cesse d'écouter et appuie sur zéro, ou raccroche.
Cela contraint utilement : si votre menu compte sept choix, la question n'est pas comment les énoncer plus vite, mais lesquels appartiennent réellement au premier niveau. Trois portes qui mènent quelque part valent mieux que sept qui mènent à un deuxième menu.
Le deuxième niveau n'est pas interdit. Il est simplement rarement nécessaire, et jamais au-delà.
Nommez la destination, pas le service
« Faites le 2 pour le service à la clientèle » suppose que l'appelant sache comment vous êtes organisé. Il ne le sait pas.
« Faites le 2 pour une facture ou un paiement » décrit son problème à lui. C'est le même acheminement, et l'appelant choisit correctement du premier coup.
La touche vient-elle avant ou après l'option ?
Dites l'action avant la touche : « pour une facture, faites le 2 ». L'inverse (« faites le 2 pour une facture ») oblige à retenir un chiffre avant de savoir à quoi il sert, et l'appelant réécoute tout le menu.
Ce que la Charte ajoute au Québec
C'est ce qu'aucune page française ne vous dira, parce que cela ne les concerne pas.
Si vous servez le public au Québec, l'accueil se fait en français. Une option dans une autre langue est permise, mais elle doit rester brève et indiquer qui peut y être servi. Le message d'accueil modèle pour un service téléphonique centralisé de l'Office québécois de la langue française en donne l'ordre : le français, une brève consigne pour le service dans l'autre langue, puis le français de nouveau. Ce n'est pas une question de préférence : c'est la Charte de la langue française.
Deux articles couvrent le détail : la Loi 96 et votre système téléphonique, et la longueur que peut avoir le message en anglais.
Un menu bilingue et un menu français d'abord ne sont d'ailleurs pas la même structure. Voir construire un SVI français d'abord.
Prévoyez ce qui arrive quand personne ne répond
Un menu suppose que quelqu'un décroche derrière chaque touche. Les heures d'ouverture, les jours fériés et les débordements sont la moitié du travail, et c'est celle qu'on oublie. Où va le message quand personne ne décroche : la boîte vocale d’entreprise ; les trois vraies destinations après la fermeture : les appels hors des heures d’ouverture.
Le calendrier québécois ne correspond pas à celui du reste du Canada. Voir les jours fériés du Québec dans l'acheminement des appels.
Ce que nous faisons
L'éditeur de flux d'appels d'Inbound CX assemble ces éléments visuellement : menus, heures, files d'attente et transferts, avec un flux par numéro, décrits sur Menus et heures. Nous le montons avec vous au démarrage, et vous le modifiez vous-même ensuite.
Une précision à connaître si vous enregistrez : l'avis d'enregistrement est conservé par organisation, et il est dit pendant l'appel. En mode « toujours », l'appelant l'entend avant d'être mis en relation. En mode « au choix de la personne », il est joué juste après le début de l'enregistrement plutôt qu'avant, parce que jusque-là personne ne sait s'il y en aura un. Le champ ne peut pas rester vide : l'enregistrement ne s'active pas sans avis, et une politique qui parvient vide à un appel reçoit une phrase par défaut en français et en anglais plutôt que le silence. Ce à quoi doit ressembler un consentement valide est exposé dans les conditions d'un consentement valide de la Commission d'accès à l'information. Les modes et les cas d'échec sont exposés sur notre politique d'enregistrement.
Questions fréquentes
- Combien d'options un menu téléphonique devrait-il compter ?
- Trois. L'appelant en retient environ trois ; au-delà, il cesse d'écouter, appuie sur zéro ou raccroche. Si votre menu en compte sept, la question est de savoir lesquelles appartiennent vraiment au premier niveau.
- La touche vient-elle avant ou après l'option ?
- Après. Dites l'action d'abord : pour une facture, faites le 2. L'inverse oblige l'appelant à retenir un chiffre avant de savoir à quoi il sert, et il réécoute tout le menu.
- Comment nommer chaque option ?
- Nommez la destination que l'appelant a en tête, pas votre service interne. Faites le 2 pour une facture ou un paiement décrit son problème ; faites le 2 pour le service à la clientèle suppose qu'il sache comment vous êtes organisé.
- Un menu téléphonique québécois doit-il accueillir en français ?
- Si vous servez le public au Québec, oui. Une option dans une autre langue est permise, mais elle reste brève et indique qui peut y être servi. C'est la Charte de la langue française, pas une préférence.
- Faut-il un deuxième niveau de menu ?
- Rarement, et jamais un troisième. Trois portes qui mènent quelque part valent mieux que sept qui mènent à un autre menu. Un deuxième niveau n'est pas interdit ; c'est souvent le signe que le premier nomme des services plutôt que des problèmes.
À retenir
- Limitez le premier niveau du menu à trois options : au-delà, l’appelant cesse d’écouter, appuie sur zéro ou raccroche.
- Nommez chaque option d’après le problème de l’appelant, comme une facture ou un paiement, plutôt que d’après votre service interne.
- Dites l’action avant la touche (pour une facture, faites le 2), pour que l’appelant n’ait pas à retenir un chiffre sans savoir à quoi il sert.
- Si vous servez le public au Québec, l’accueil se fait en français, et l’option dans une autre langue reste brève et indique qui peut y être servi.
- Prévoyez les heures d’ouverture, les jours fériés et ce qui arrive quand personne ne répond : c’est la moitié du travail, et celle qu’on oublie.
Parlez-nous de votre propre ligne
Si votre menu téléphonique envoie les gens au mauvais endroit, ou si le mauvais message joue après les heures, décrivez ce qu’un appelant entend aujourd’hui et nous vous dirons comment nous le configurerions.
Un outil gratuit pour ça, dans votre navigateur : le créateur de menu téléphonique.
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